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Découvrez avec Cheerz comment passer de 0 à plus de 10 millions de CA à l’international

Lors du salon Paris Retail Week 2019, Aurélien de Meaux, cofondateur de Cheerz (anciennement Polabox), est intervenu pour échanger avec son partenaire professionnel d’Asendia France (du groupe La Poste), Christophe Auriault et Nicolas J. Chevalier, d’E-commerce Nation. 

L’objectif de cette conférence était d’évoquer le commerce international et les enjeux du e-commerce pour les retailers.

La dimension forte du commerce international chez Cheerz

Cheerz, tout d’abord baptisée Polabox, s’est lancée dans le domaine concurrentiel de l’impression photo en 2012. Pour se démarquer, la start-up choisit deux angles : une offre de marque claire avec de beaux produits et une stratégie pour le marché du mobile. Sur ces produits, Cheerz opère une stratégie à 360°, et s’impose peu à peu sur l’e-commerce international.

Les impressions photo affichent des chiffres stables malgré l’essor du numérique : l’attachement à la photo papier est intact. Augmenter la qualité de l’image et la connectivité sur appareil mobile améliore l’expérience du client Cheerz. Autre manière de se démarquer : une gamme de produits restreinte, au contraire d’un site comme Photobox. Le client ne rencontre pas de fatigue décisionnelle dans le choix de son produit. La mise en place d’une bonne technologie simplifie l’expérience utilisateur.

Des équipes internationales et une place de leader

Avec 150 salariés dont 110 au siège, Cheerz dispose de sa propre unité de production. Les produits sont disponibles en cinq langues. Le positionnement du commerce international en Europe ne s’est pas fait sans difficulté. La première implantation au Royaume-Uni a été un échec, du fait de la méconnaissance des subtilités du pays et des comportements des clients anglais du e-commerce. Grâce à des affinités culturelles, la greffe a bien pris en Espagne et en Italie. Fort de cette expérience, le fondateur de Cheerz a recruté des locaux pour sa présence en Italie ou au Portugal.

Le commerce international européen est hétérogène, en ce qui concerne les références culturelles, mais aussi les modes de paiement et les comportements d’achats. Les Anglais par exemple, clients leaders du e-commerce, génèrent un chiffre d’affaires de 180 milliards d’euros alors même qu’ils cherchent du discount. Autre exemple : les conditions générales de vente. Si les Allemands sont 20% à les lire, en France, les clients sont moins de 1% à s’en préoccuper.

Il importe de prendre en compte ces spécificités internationales pour mettre en place une stratégie marketing pertinente, et apparaître comme acteur local aux yeux du client. Pour Aurélien de Meaux, « la plus grosse barrière au e-commerce en Europe est dans la tête des gens. […] Le client espagnol, quand il achète des photos, il faut qu’il sente que Cheerz est proche de lui. »

Augmentation de la performance grâce à la livraison

Asendia est partenaire de Cheerz en optimisant son volet livraison en France et en Europe, touche finale de l’optimisation de l’expérience client. La filiale du groupe La Poste est présente en France avec douze personnes, six en Espagne. Asendia est implantée dans cinq pays.

De nombreux paramètres expliquent le succès de Cheerz. En premier lieu, le trafic sur le site, dont le SEO est pensé dans chaque pays. En effet, un équilibre est recherché entre uniformité et spécificité selon chaque pays. Cheerz bénéficie d’un trafic direct depuis les moteurs de recherche. Par ailleurs, l’application connaît une croissance de téléchargement. Il s’agit d’une application intuitive, classée au 112e rang des applications téléchargées en France. Pour finir, la logistique de livraison rend l’expérience client concrète.

Asendia analyse les problématiques de la livraison à l’international

Asendia accompagne ceux qui se lancent dans le commerce international avec Delivengo. Delivengo est une plateforme du groupe La Poste qui édite notamment des étiquettes pour 190 destinations dans le monde, dont 45 peuvent bénéficier d’envois suivis. Les prix sont abordables pour démarrer un business. Ces solutions répondent à la tendance du e-commerce international : un colis sur deux fait moins de 500 grammes, et 40% des paniers moyens sont inférieurs à 25 euros.

Si en France le coût de livraison est secondaire, à l’international, il peut être un frein. Seuls les grands groupes ont le choix des tarifs. La question est différente pour les autres. Le coût de la livraison freine un achat sur deux dans les pays étrangers. Mais de manière globale, les consommateurs ont les mêmes attentes en termes de coûts. 60% des clients sont prêts à payer pour une livraison en trois à cinq jours en service suivi, à partir de trois euros.

Différence cependant : c’est la course à la livraison en France, mais l’exigence est plus détendue dans le reste de l’Europe. Quoi qu’il en soit, le vendeur doit faire une promesse claire sur la livraison. Charge à lui de privilégier la livraison à domicile, qui est attendue par le consommateur. Il ne faut pas non plus hésiter à panacher les solutions de livraison selon la valeur de l’objet vendu.

Intervenants :